Compte administratif

Compte administratif :  délibération 28 :

Ce compte administratif découle du vote du budget auquel nous nous étions opposé ne partageant pas vos orientations, par conséquent logiquement nous ne voterons pas ce compte administratif.

 Mon intervention vaut pour l’ensemble des délibérations 29  à 31 liées aux comptes de la commune.

Sur l’emprunt d’abord et le poids de la dette : la dette n’est pas mauvaise en soi il y a de bonnes et de mauvaises dettes. Tout dépend de l’utilisation que l’on en fait.

Quant à l’emprunt il faut dire aussi et dénoncer l’obligation qui nous est faite à nous collectivités, de se tourner vers le privé pour nos besoins de financement : pourquoi ne pourrions-nous pas emprunter directement et sans intérêts auprès de la banque de France ? Cette possibilité perçue comme un manque à gagner par les banques a été interdite, en conséquence de quoi les grandes banques privées se gavent grâce aux dettes publiques…

Et le premier ministre ne compte pas y changer grand-chose, il annonce même des efforts supplémentaires avec 4 à 5 milliards à trouver pour les comptes de la nation.

Pourtant  la situation sociale est compliquée et notre ville n’y échappe pas. Et les décisions à venir vont une fois de plus  asphyxier les collectivités locales avec la remise en cause d’un certain nombre de politiques, comme au département, et avec des conséquences dramatiques pour nos populations les plus en difficultés, dont les sont toujours plus croissants. 

Et comme d’habitude au niveau local plutôt que de les soulager ou de les soutenir par des politiques et des dispositifs généreux et solidaires, vous aggravez la situation et  privilégiez la réduction de l’emprunt car ici vous êtes vous aussi macron-compatible et vous accompagnez les politiques gouvernementales et départementales de réduction des dépenses publiques. 

 

Et derrière la condamnation de la réduction des dotations de l’Etat d’hier,  il y a un accord de fond sur l’objectif , que ce soit Hollande, Macron ou Phillippe, l’objectif reste le même : une politique d’austérité pour certains pendant  que le MEDEF et la finance se frotte les mains ! 

 

Pourtant, n’est-il pas temps de reconnaître que cette politique n’est pas la solution, mais qu’elle est au contraire le problème car elle contribue à aggraver la situation de notre pays, des collectivités territoriales, de nos concitoyens ? 

Nous vous demandons donc de reconsidérer vos priorités et la priorité pour nos concitoyens n’est pas de servir les banques, ni la réduction de l’emprunt ! 

Quabt à l’affectation des résultats :

la priorité, 

les priorités pour nos concitoyens, auraient été par exemple 

·        de permettre, par la mise à disposition de locaux dans la ville haute, d’avoir un centre d’information et d’orientation (CIO). Quand on voit les chiffres du rapport dsur la DSU que je citais tout à  l’heure. Cela serait utile, pour la jeunesse et pour l’emploi, 

·        d’offrir des terrains à l’euro symbolique aux bailleurs sociaux pour ne pas que les coûts de sortie de loyers soient trop élevés comme c’est le cas aujourd’hui

·        de permettre correctement le dédoublement des classes de CP 

·        d’agrandir les locaux de l’école Paul Langevin par exemple, et notamment ceux de la cantine  où deux services sont nécessaires faute de place pour assoir les élèves / une école dans le quartier Zurich Observatoire

·        de construire dans les quartiers populaires où les indices sanitaires sont dans le rouge, des maisons de santé

·        des parkings relais

·         La réfection complète de la piscine Édouard Thomas plutôt que d’envisager une éventuelle fermeture

·         La réfection de la patinoire, du vélodrome, tout deux à l’abandon

·         La construction de tribunes au stade du Montgaillard 

Ou la construction d’un musée de la mémoire…

·         

 La liste est longue et non exhaustive

 

Alors, non, nous ne partageons pas votre position de privilégier les banques plutôt que les populations qui souffrent. Nous ne voterons donc pas cette affectation des résultats ! 

 

Le nouveau Président  et son 1er Ministre ambitionnant de diminuer de moitié l’ISF au bénéfice des actionnaires, de réduire l’autonomie des collectivités locales en leur imposant 10 milliards d’euros d’économies supplémentaires, de grever de 60 milliards d’euros les dépenses publiques au détriment de la sécurité sociale et des services publiques, nous aurons ici l’occasion d’y revenir en novembre prochain lors du débat budgétaire. 


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