Quelques mots sur la pollution de l’air

Intervention de Nathalie Nail au conseil municipal du 6 février 2017

Quelques mots sur cette délibération qui prêterait à sourire si la situation n’était pas si sérieuse, en effet nous sommes au bord du scandale sanitaire et on adopte des mesures ponctuelles ou gadget…et pendant ce temps-là la pollution de l’air tue prématurément près de 50 000 personnes par an en France, combien au Havre et dans l’agglo ?

Et encore une fois pour les plus défavorisés, c’est la double peine…on culpabilise le citoyen, on prend des mesures ponctuelles mais on ne remet pas en cause l’incohérence des politiques menées.

Pourquoi ne parle-t-on pas des camions et des cars qui saturent nos routes ? Développer et privilégier le frêt ferré et fluvial et le ferroutage. Il y a là une vraie bataille à mener au lieu de démanteler le service public ferroviaire avec l’ouverture du rail à la concurrence…Penser un nouvel aménagement du territoire qui en finisse avec l’étalement urbain est une autre bataille…. Tout comme les démarches de relocalisation permettant de rapprocher les lieux de production des consommateurs. Et dans le concours des plus polluant quid des chauffages au bois ?

Les mesures ponctuelles (encore qu’au Havre elles n’existaient pas jusque là, pas plus que des dispositifs de prévention pr les personnes sensibles) prises lors des pics de pollution, si nécessaires et utiles qu’elles soient, ne doivent pas masquer les conséquences des pollutions atmosphériques tout au long de l’année. Des solutions pérennes sont donc en effet nécessaires.

Le dispositif présenté là constitue certes une avancée notamment en matière de prévention mais pourquoi ne pas évoquer les sujets dont je viens de parler qui constituent l’essentiel de la pollution de l’air…et pourquoi ne pas évoquer non plus la possibilité d’avoir des parkings de délestages en entrées de ville pour encourager la prise des transports en commun…Pourquoi ne pas avoir des tarifs attractifs pour ces mêmes transports en commun ?.

Sinon les dispositifs contenus dans cette convention, ressembleront une fois de plus à un cautère sur une jambe de bois

Assurer le bien-être du plus grand nombre passe par rendre à l’air sa bonne qualité au plus vite et sur la durée. Mais les enjeux liés à la « transition » écologique, doivent nécessairement mobiliser d’énormes besoins financiers, ce qui se révèle inconciliable avec la politique de réduction des déficits publics. L’efficacité commande de mener, dans un même mouvement, une lutte résolue contre les inégalités sociales et environnementales, quant à l’urgence environnementale elle appelle d’importantes évolutions avec pour corollaire une autre répartition des richesses, une autre utilisation de l’argent. Mais nous en sommes loin…


La refondation de la politique européenne environnementale doit impérativement s’inscrire dans la perspective d’un dépassement du capitalisme et d’une lutte résolue contre le modèle actuel de mondialisation. Il est urgent d’ouvrir la voie à un nouveau mode de développement,

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